Valider le texte source avant toute traduction
C’est la décision essentielle. Toute modification du script source après le début des traductions doit être payée de nouveau dans chaque langue, et deux fois si une version a déjà été enregistrée. Un conservateur qui continue de retoucher le texte pendant la traduction offre le moyen le plus sûr de dépasser le budget d’un audioguide.
Valider définitivement le texte signifie qu’une personne désignée donne son accord et que les modifications suivantes sont consignées pour la prochaine révision, plutôt qu’insérées immédiatement dans le fichier. Ce rôle n’est pas toujours facile à attribuer, mais il fait économiser plus que toute autre décision du projet.
Traduire pour l’oreille
Dites au traducteur que le texte sera prononcé à voix haute : cela change sa manière d’écrire. Les traductions destinées à la lecture favorisent parfois les phrases longues et les propositions subordonnées, difficiles à dire et encore plus à suivre quand on ne peut pas les relire. Une traduction orale demande des unités plus courtes, des liens plus simples entre les idées et un rythme qu’une voix peut porter.
Envoyez aussi l’enregistrement dans la langue source si vous en disposez. Entendre les pauses, les accents et les ralentissements de la version originale donne au traducteur des indications que la transcription ne contient pas, sans coût supplémentaire.
La longueur est la conséquence pratique. Certaines langues produisent un texte dix à vingt pour cent plus long que l’anglais : une étape de quatre-vingt-dix secondes peut alors approcher deux minutes. Si le rythme de l’étape compte, dites-le et laissez le traducteur condenser le texte plutôt que de découvrir le problème au moment de l’enregistrement.
Préciser que le texte sera prononcé, et non seulement lu
Envoyer l’audio source avec le script
Fournir une liste de noms avec la prononciation souhaitée
Signaler toute étape dont la durée est fixe
Indiquer les mots qui ne doivent pas être traduits
Les noms révèlent la qualité d’un guide
Les noms de lieux, de personnes, d’objets et issus de langues autochtones sont les premiers mots que remarquent les visiteurs qui parlent la langue. Ce sont aussi ceux que la traduction automatique et la narration synthétique rendent le plus souvent mal. Un nom qui devrait rester inchangé devient une expression ; un autre est prononcé comme s’il était anglais alors qu’il ne devrait pas l’être.
Préparez une seule liste de noms avant toute traduction ou tout enregistrement. Pour chacun, indiquez l’orthographe, s’il doit être traduit et comment le prononcer. Cela prend un après-midi, sert à toutes les langues et distingue immédiatement un guide soigné d’un guide qui semble automatisé.
Faire relire une langue que personne dans l’équipe ne connaît
Il faut deux personnes pour chaque langue : une pour traduire et une autre pour vérifier. Sans cette seconde lecture, vous publiez un texte que vous ne pouvez pas évaluer ; la première personne qui le fera sera un visiteur.
Les relecteurs n’ont pas forcément besoin d’être des linguistes professionnels. Une association locale, une école de langues, un voyagiste travaillant avec ce public ou une personne de l’entourage d’un membre de l’équipe peuvent repérer les erreurs qui comptent. Il s’agit souvent de noms, de ton ou de formulations involontairement impolies, plus que de subtilités grammaticales.
Faites relire l’audio autant que le texte. Une traduction correcte peut être enregistrée avec un accent mal placé ou un nom écorché : ces erreurs ne s’entendent qu’après l’enregistrement. Écouter l’audio final avant le lancement révèle ce qu’aucune relecture sur papier ne peut déceler.
Enregistrer les versions traduites
Un narrateur humain pour chaque langue donne le meilleur résultat, mais cette formule se développe difficilement : chaque langue ajoute un choix de voix, une séance d’enregistrement et des reprises. La narration synthétique rend une longue liste de langues abordable et sa qualité est aujourd’hui telle que la plupart des visiteurs ne la commentent pas.
Beaucoup d’établissements choisissent donc une voix humaine pour la langue principale et les contenus à forte charge émotionnelle, puis des voix synthétiques pour les autres versions. Une personne dont c’est la langue maternelle écoute l’audio généré dans chacune. Les passages les plus écoutés bénéficient ainsi de la meilleure qualité possible, sans limiter le nombre de langues.
Questions fréquentes
Comment traduire un audioguide ?
Validez définitivement le script source, précisez au traducteur qu’il sera prononcé, fournissez une liste de noms avec leur prononciation, faites relire la traduction et l’audio final par une seconde personne qui parle la langue, puis publiez cette version derrière le même code QR que les autres.
Faut-il traduire le script ou le réécrire pour chaque langue ?
Traduisez un seul script source de qualité. Réécrire séparément pour chaque langue multiplie le travail, crée des incohérences entre les versions et transforme chaque correction future en chantier dans toutes les langues.
Faut-il une voix humaine pour chaque langue ?
Non. Une voix humaine convient à la langue principale et aux contenus à forte charge émotionnelle. La narration synthétique rend les autres langues abordables, à condition qu’une personne qui parle chaque langue écoute le résultat avant sa mise en ligne.
Qui doit relire les traductions ?
Toute personne qui maîtrise la langue et qui n’a pas fait la traduction. Associations, écoles de langues, voyagistes accueillant ces visiteurs et réseaux du personnel peuvent aider. Les erreurs les plus importantes concernent les noms, le ton et les formulations involontairement impolies, plutôt que les détails de grammaire.
Ajouter une langue exige-t-il une nouvelle signalétique ?
Non. Un seul code QR donne accès à toutes les langues publiées derrière lui : le panneau imprimé reste le même quel que soit le nombre de langues ajoutées. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles les traductions détaillées coûtent moins cher en numérique que sur des panneaux.
Combien de temps prend la traduction d’un audioguide ?
Une à deux semaines par cycle une fois le script source validé, si les personnes chargées de relire chaque langue ont été trouvées à l’avance. Trouver ces relecteurs prend généralement plus de temps que la traduction elle-même.

